Nos anciens, aussi maltraités en Haute-Loire ?
Le premier sujet des "Infiltrés" a été diffusé mercredi sur France 2. Il mettait en lumière les dérives d'une maison de retraite. Pendant plusieurs semaines, une journaliste infiltrée a filmé à l'aide d'une micro-caméra cachée le quotidien de l'établissement. Premier constat : Une réelle pénurie de main-d'oeuvre avec par exemple, seulement deux soignants de nuit pour 400 lits. Mais le pire sont les maltraitances infligées aux pensionnaires. Pas d'images "choc" mais une maltraitance "passive". Des soignants qui brusquent les résidents et menacent de les attacher, des personnes âgées laissées nues dans leur chambre, d'autres qui n'ont pas reçu de soin depuis deux semaines, ou encore abandonnées devant la télévision. Alors que le débat a gagné la Haute-Loire, nous nous sommes intéressés au regard qu'on les personnels soignants d'établissements de notre département. Enquête
L'hôpital n'est pas un mouroir !
A Yssingeaux, à l'hôpital local, on peut prendre en charge un peu plus de 150 personnes. "Notre hôpital n'est pas un mouroir", explique Marie-Jo Guinamand en charge de l'animation et au contact quotidien avec les hospitalisés âgés. Son témoignage sur FM 43 ce vendredi, écoutez-le.
A Yssingeaux, à l'hôpital local, le problème reste parfois le manque de personnel. Les personnels mobilisés sont attribués par une grille d'évaluation qui, selon , cadre n'est pas une solution idéale. Ecoutez Isabelle Margerit cadre au sein de l'hôpital, elle témoigne sur notre antenne autour de la grille AGGIR.

Isabelle Margerit, cadre à l'hôpital d'Yssingeaux commente le "comment on met à disposition du personnel pour les personnes dépendantes dans un hôpital"
La fameuse grille AGGIR :

A l'hôpital local d'Yssingeaux, on dénonce le reportage. "On a jeté en pâture un établissement", note une aide soignante interrogée à l'accueil de l'hôpital. On reste, aussi, particulièrement, dubitatif sur les cas de maltraitance. En effet, rappelons que 80 % des violences n’ont pas lieu en établissement mais dans la maison familiale. Dans l'établissement d'Yssingeaux en tous cas, on l'assure : On aime les personnes âgées et on s'en occupe bien.
A Emile-Roux au Puy : "Oui on maltraite les personnes dépendantes !"
Au Puy-en-Velay, le docteur Evelyne Baverey chef de service en gériatrie long, moyen et court séjour à l'hôpital Emile-Roux témoigne sur notre antenne : "Oui, on peut maltraiter les personnes âgées à Emile-Roux". Ecoutez son témoignage choc sur FM 43 ce jour.
Longtemps négligée, la lutte contre les violences envers les personnes âgées devient une priorité pour le gouvernement après ce reportage qui fait polémique. Le 3977, plate-forme d’appels d’urgence contre la maltraitance des personnes âgées enregistre 300 appels par jour en France. Dans un communiqué, Valérie Létard secrétaire de l'Etat à la solidarité indique que « les services de l'Etat ont identifié la maison de retraite qui a fait l'objet d'un reportage ». France 2 avait refusé de donner cette information malgré les demandes du gouvernement. Une enquête judiciaire va être menée.