CAF, ASSEDIC,... Difficile de joindre les services publics sans être surtaxé !
Un comble. Insidieusement, les appels téléphoniques à des services publics de Haute-Loire, par définition déjà financés par le contribuable, sont désormais facturés.

En 2004, pourtant, le gouvernement avait promis de déterminer chaque année "la liste des services sociaux mettant à la disposition des usagers des numéros d'appels spéciaux accessibles gratuitement depuis un poste fixe ou mobile". Trois ans plus tard, les décrets d'application n'ont toujours pas été publiés et c'est l'inverse qui se produit : une véritable inflation de ces prestations.
Tour d'horizon aujourd'hui dans la Haute-Loire, notre enquête !
Dans notre département, l'ASSEDIC dispense trois seuils de facturation : l'appel local, depuis une ligne fixe au siège de la région Auvergne, et deux dispositifs audiotels. Ce que nous explique Stéphanie Stolcz de l'ASSEDIC Région Auvergne. Ecoutez la sur FM43.
L'ANPE, elle, va se convertir peu à peu au 0 811. Mais, en Haute-Loire ce n'est pas encore le cas. Les numéros d'appels sont des numéros locaux.
Dans le domaine de la santé, la Caisse primaire d'Assurance maladie de Haute-Loire répond à 0,12 € / minute. En revanche, tous les hôpitaux altiligériens ont gardé un numéro en 0471. Ce qui n'est pas le cas, par exemple, des hospices civils de Lyon où prendre des nouvelles d'un patient vous coûte 9 € par heure de communication.
La chambre de commerce et d'industrie se voit conforter dans son action de proximité, elle a eu le bon goût de conserver un numéro local en 0471. En revanche, les anciennes entreprises publiques telles que la SNCF a eu tôt fait de s'adapter. Et d'adopter les réflexes du marché. Pour connaître les horaires, obtenir un guichetier, ou encore être prévenu des grèves, les numéros sont très chers. Les automates, dernier cri, sont là - parait-il - pour réduire l'attente. Facturés 0,34 € la minute, les deux tiers reviennent quand même à l'entreprise ferroviaire.
Dernière minute : Le Parlement lance la chasse aux numéros surtaxés
Un député vient d'indiquer qu'il allait déposer un amendement à l'occasion du débat parlementaire sur le projet de loi pour le développement de la concurrence au service des consommateurs. Projet de loi défendu à partir du 21 novembre par Luc Chatel, secrétaire d'Etat à la Consommation et au Tourisme. Son amendement "a pour objet d'instituer un cadre juridique permettant d'éviter les abus des services téléphoniques surfacturés dans le cadre de l'accueil à distance des administrations".